Traversée Désert du Balouchistan en Camping Car

Les derniers kilomètres en Iran sont curieusement consacrés à la recherche de ravitaillement en gas oil,
et il nous faut nous résoudre à prendre deux jérikans suplémentaires en cabine pour éviter la panne sèche
dans les 1000 km qui nous restent à faire.




Et comme d'habitude, alors que nous avançons dans le désert du Balouchistan, nous constatons que les informations
recueillies sur internet auprès de sites de 'baroudeurs à la mort moi le...' comme dit gérard, sont largement exagérées.
pour ceux qui veulent effectuer ce parcours :

le Récit du Voyage

lire : Infos Pratiques Balouchistan ------------- lire : autres souvenirs Pakistan

Partout sur la piste, des PickUps transportant une tonne et plus de gasoil en bidons de 20 ou 50 litres de contrebande,
que vous pouvez arrêter pour vous ravitailler

sans compter tout au long du parcours, ces stations service improvisées

Passé la frontière Pakistanaise, nous avons donc trouvé refuge pour la nuit dans le parking du seul hotel
de ce sinistre point frontière, avec la peur de.... mais rassurés par le gardien armé ... (non c'est pas vrai !!!)

On va pas faire comme les 'Baroudeurs' et vous faire frémir.
Le PTDC hotel est juste à coté des douanes pakistanaises, l'accueil est sympa, leurs douches et WC propres,
et pour la nuit, il faisait tellement chaud, que le patron et sa famille ont installé leurs lits de camp autour du camion
et on a dormi super tranquilles, y compris le vieux gardien armé de son seul balai pour nettoyer la cour.


Après il nous restait 628 km de parcours jusqu'à Quetta à faire d'une traite.
200km de route à deux voies

avec pour seul danger, les dos d'âne protégeant les passages de voie férrées,
et quelques langues de sable qui viennent sur le goudron.





Et puis la route s'est retrécie et nous avons eu droit sur environ 155 km à une route goudronnée à une voie mais en double sens.
Alors nous avons pris le parti de chaque fois s'arrêter pour croiser les camions (environ une cinquantaine sur toute cette portion)




et chaque fois ils stoppaient à notre hauteur pour nous remercier, nous offrir des morceaux de pastèque,
si bien que sur tout le parcours on a du mettre deux heures de plus, mais les rencontres en valaient la peine.
De temps en temps des passages de sable donnaient un goût 'aventure', pour le plus grand bonheur de notre petit camion




la route coupée par des dunes, et on a fait du hors piste,



on a rencontré des chameaux très 'artistes',



un peu 'Divas'



des repères de 'pétrol trafiquants'

des maisons de 'pétrol trafiquants'



des villages de 'pétrol trafiquants'



de terribles enfants de 'pétrol trafiquants'

Loin de se couper de tous ces gens,
comme le font les 'baroudeurs' qui foncent sur ces 628 km 'speedés, flippés' comme ils disent,
appels de phare permanents, klaxon bloqué, à se relayer pour ouvrir la route,
nous avons choisi de rencontrer ces gens et profiter de paysages grandioses,

et des surprises de la route.

Les 100 derniers kilomètres, la route s'est à nouveau élargie à deux voies

et les chauffeurs ont enfin pu se défouler jusqu'à Quetta.

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