Infos Pratiques IRAN (année 2006)

PASSAGE FRONTIERE :
Après les formalités rapides pour quitter la Turquie, un grand portail s'ouvre devant vous, et .....

et vous êtes pris en charge par un policier des frontières iranien qui vous souhaite la bienvenue dans son pays
et vous guide le temps qu'on rentre les informations de votre passeport et de votre visa dans un ordinateur.
Dix minutes, un tampon et on vous guide dans un deuxième bureau (même batiment 20 mètres plus loin)
pour enregistrer votre véhicule et remplir votre carnet de passages en douanes.

Trente minutes pendant lesquelles, on vous propose de changer votre argent à la banque (même batiment de l'autre coté du couloir)
Le responsable des douanes nous a posé la question du changement des plaques pour plaques iraniennes.
(Voir paragraphe ci dessous)
Une fois le carnet rempli 20 minutes, surtout à discuter, à s'intéresser à la Cote d'Ivoire à parler de DROGBA,
le responsable des douanes m'a demandé d'ouvrir le camion. Je voyais déjà tout à terre en vrac.
En fait il voulait juste montrer l'intérieur du 'camion bed' à un de ses nouveaux collègue qui n'en n'avait jamais vu.
Aucune fouille ! Une poignée de main bienvenue en Iran.
Trente minutes en tout et bon voyage.
Lire aussi Passages Frontières

PLAQUES d'IMMATRICULATION :
Si séjour inférieur à 14 jours aucune obligation
.
(Sauf si vous les voulez à tout prix parce que ça fait bien sur les photos souvenir).
Sachez que pour faire mettre ces plaques vous devrez arriver à Tabriz aller dans une banque pour payer la redevance
(environ 30 euros) et aller faire mettre les plaques en un autre lieu.
Pour la sortie du pays vous ne pourrez pas les rendre au point frontière mais dernière ville avant point frontière.
(Zahedan pour aller vers Pakistan).
De nouveau recherche de l'endroit où ... Quand on connait les villes iraniennes si on peut éviter c'est tant mieux.

Si séjour supérieur à 14 jours obligation. A la frontière, on vous délivre une feuile blanche écrite en iranien, qui vous sert pour obtenir
les plaques.Pour ceux qui n'ont pas envie de traverser Tabriz pour trouver la bonne banque et le bon endroit pour installer les plaques,
je vous conseille d'aller vous garer directement à El Golli park (tout le monde connait) prendre un taxi, demander qu'on vous emmène
au Bazar (tout le monde connait) et devant l'entrée le Tourist Information, où Nasser s'occupera de vous faire accompagner.
compter dans ces conditions trois heures de démarche.
Pour ceux qui ne veulent vraiment pas les plaques : Vous pouvez circuler sans problème. Nous avons été arrêtés deux fois dont une pour prise au radar (la honte;avec notre petit camion qu'on croyait pas que c'était possible).
Nous avions déchiré la feuille blanche indiquant que nous devions changer de plaques.
(Les touristes rencontrés nous ont dit avoir fait pareil).
Aucune annotation n'étant porté sur le carnet de passages en douanes, il suffit de dire chaque fois
- 'transit Iran' pour ne pas être inquiétés.

ASSURANCE :
quand vous quittez le poste frontière (Turquie/Iran) après les démarches vous roulez environ un kilomètre et sur votre gauche,
un petit batiment avec écrit Insurance. vous faites là les démarches.
15 minutes environ 103 euros pour un mois, moins pour transit. taux de change plus intéressant en euro qu'en dollars.

Bon vous êtes en Iran et curieusement, votre premier soucis, c'est de trouver du gasoil !
les premières stations sont assaillies par les TIR, jusqu'à plus de trente camions.
Quand nous sommes rentrés dans le pays, trois jours que le nord n'avait pas été ravitaillé et que certains TIR étaient bloqués.
Sachez aussi que le plein de gas oil se fait rarement dans les mêmes stations que les pleins d'essence mieux ravitaillés.
Heureusement nous avions deux jerrikans pleins
et nous n'avons trouvé qu'une station aprovisionnée qu'un peu avant Tabriz. (Juillet 2006) 60 litres de gasoil
environ un euro !

JERRIKANS :
Curieusement il sont interdits en Iran. Les Land Rovers 'aventure' ont du mal à ce que les pompistes acceptent qu'ils remplissent
leurs jerrikans apparents. Idem parfois pour les jerrikans installés à l'intérieur. Ne vous énervez pas comme le font certains touristes, simplement discutez gentiment. Comme c'est toujours vous qui vous servez, (le pompiste ne fait qu'encaisser l'argent)
ne remplissez pas vos jerrikans à la vue de tous car si policiers,
ils interviennent immédiatement et c'est le pompiste qui a des ennuis.

STATIONS SERVICE GASOIL :
Rares, trop souvent pas livrées et files de camion interminables. Alors pour les longues distances, faites le plein tous les 40 litres consommés pour vous éviter les mauvaises surprises.



Au retour nous avons fait de Téhéran à la frontière Turque sans aucune station service alimentée et sans la gentillesse des camionneurs
qui ont rempli notre réservoir gratuitement nous serions resté à attendre l'approvisionnement des stations prévu le surlendemain.
(un vendredi + un jour férié)

ROUTES :
Parfaites ! Oubliés les centaines de raccordements goudron 'dos d'ane' de la Grèce, les routes rapiécées turques,
ici c'est le billard.et vous pouvez rouler des centaines de kilomètre sans fatigue, mais aussi sans station service.

CIRCULATION :
Sur les routes, les routiers se comportent à la perfection et si vous êtes arrêté capot levé, ils s'arrêtent pour vous proposer leur aide.
Pour les voitures particulières c'est différend. ils tentent toutes les manoeuvres possibles pour foncer vers leur destination,
sans pour autant vous mettre en danger.
Dans les villes : C'est comme dans un jeu vidéo, à part que là c'est du réel.Du délire ! Ils se faufilent à droite, à gauche, vous doublent et s'arrêtent juste devant vous pour stationner. Le grand 'bordel'. Indescriptible.
Alors soyez vigilants, mais ne vous désespérez pas. On s'habitue !

ATTENTION CHAMEAUX :
Le premier panneau fait toujours sourire, mais malheureusement c'est là que nous avons vu le seul accident très grave.
Juste après Kerman une camionnette a heurté une chamelle avec ses deux petits ((environ un mètre cinquante de haut chacun).
Les trois bêtes et le conducteur ont cessé de vivre. Alors soyez vigilants dans les zones désertiques.

EVITER TEHERAN :
Si vous ne souhaitez pas le traverser, dès l'approche de la ville surveiller les panneaux et prendre AZADEGAN SOUTH
et pour le retour suivre Karaj autoroute

PREPARER ARRIVEE FRONTIERE PAKISTAN
:
Nous avons choisi de nous reposer un jour à Kerman.
L'AKHAVAN Hotel propose de camper dans son grand parking fermé pour environ 2 euros la nuit avec accès douches et WC
et possibilité laver le linge.Accueil excellent.

KERMAN / FRONTIERE PAKISTANAISE :
grosse étape 622 km qui se négocie facilement en la préparant bien.Donc repos la veille.
Impossibilité de faire le plein à Kerman (pénurie) nous avons roulé jusqu'à l'entrée de Mahan (environ 30km)
où les camions qui désservent la zone frontalière font le plein. On ne vous sert que contre coupons,
mais les camionneurs nous ont de suite proposé d'utiliser leurs coupons et de les leur payer au tarif normal du gasoil.
Nous avons aussi rempli deux jerrikans suplémentaires de 20 litres soit au total 180 litres de gasoil pour étape iranienne
et pakistanaise sur le conseil de sites internet 'à la con'.
(Lire aussi Traversée du Balouchistan)

Aucune station entre Vakil Abad (juste après BAM où la file de camions était désespérante à la seule station ouverte)
et entrée de Zahedan. Sur les 349 km de désert possibilité de se ravitailler auprès de trafiquants de gasoil si nécessaire.
Entrée de Zahedan une station qui ne délivre le gasoil que sur coupons mais à l'autorisation de fournir
aux touristes maximum 20.000 Rials de gasoil soit 100 litres environ sous condition de fournir une photocopie de votre passeport (n'oubliez pas d'en prendre au moins une).
Toute cette portion de route 525 KM s'effectue sans aucun problème à 90/100 kmh, très peu de circulation et route impeccable.

ZAHEDAN / MIR JAVEH :
A la sortie de ZAHEDAN un poste de police où on enregistre votre passage.
Les quinze jours précédents, ce parcours s'éffectuait en convoi suite à des probèlmes avec des trafiquants.
Pour nous c'était le premier jour sans convoi et les 96 km se sont passés toujours à la même cadence.
Grosse journée pour gérard et camion.Toujours s'arrêter à ce poste de police pour infos sécurité.

POSTE FRONTIERE MIR JAVEH :
Franchement 'le bordel' le jour où nous sommes passés parce que gros travaux et bureaux disséminés partout jusque dans la mosquée.
Ne vous affolez pas, un mois encore et des super batiments neufs vous accueilleront.
Autrement accueil très chaleureux des iraniens qui nous guidaient vite avant que frontière ne ferme pour la nuit, et côté pakistanais idem
où les formalités n'ont pas dépassé les 30 minutes en comptant le thé et l'eau fraiche qu'ils nous ont offert.

Juste après camping au PTDC hotel de Taftan à coté des 'customs' pakistanais pour 2.50 euro avec accés douche et WC.

BIVOUACS :
C'est le pays du bivouac.! Tradition pour les iraniens, à l'entrée et sortie ou au centre, toutes les villes petites, moyennes et grandes possèdent des parcs, des jardins où les iraniens s'arrêtent pour faire la sieste, piqueniquer matin midi et soir et surtout planter la tente chaque soir ou dormir sur des nattes.
Si vous êtes pris par la nuit à l'entrée de Téheran en venant du sud comme ça nous est arrivé, juste après le dernier péage,
deux espaces 'bivouac sur votre droite. Nous avons passé la soirée et la nuit avec des centaines d'iraniens
et impossible de refuser le thé traditionnel et de partager leur repas.

Quelques Exemples dans les villes :
A Ispahan nous avons posé notre camping car à 30 mètres de la place de L'imam contre le poste de police tant ils avaient gentiment
insisté pour veiller à notre tranquilité, et surtout passer de nombreux moments à discuter et à partager le thé et nos amis
Michel et Agnès (voyage Asie/Afrique en CCar) ont posé le leur carément sur le petit parking de la place de l'imam pendant cinq jours.
A Tabriz l'endroit idéal est le parc El Goli. Il y a d'ailleurs des douches et wc gratuits.Ambiance super le soir et rencontre avec les iraniens.

SECURITE :
C'est certainement un des pays les plus sûrs. On peut même circuler la nuit et croiser des voitures de police très fréquemment
qui font des rondes.Seul gros problème, les phares mal réglés des véhicules iraniens.

CONVOIS/ESCORTE :
Sur le parcours Zahedan/Mirjaveh (point frontière avec le Pakistan) les iranniens escortent les touristes.
- A l'aller nous n'avons pas eu d'escorte et les 90 kilomètres ce sont passé normalement.
Idem pour la plupart des touristes rencontrés au cours du voyage.

- Au retour nous avons eu droit à une escorte. Très très très désorganisée. 5km avec une escorte, arrêt de 30 minutes,
10 km avec une autre escorte et le plus gros des problèmes arrêt à moitié trajet dans une caserne ou les trois gradés nous avaient confisqué les passeports et nous ont gardé trois heures sans aucune raison à faire 'les beaux' je dirai les 'beaufs'.
90 km en cinq heures à nous dire que les balouchistans nous couperaient la gorge s'ils nous laissaient sortir.
Sachant que ce jour là on était une vingtaine de touristes à avoir tous traversé le désert du Balouchistan la veille,
à avoir toute la journée partagé le thé avec ces gens là ça nous a tous mis un peu en colère. Quand on en a discuté entre nous tous,
on était d'accord pour dire que l'intention du gouvernement iranien était louable et généreuse,
mais que cette mission devrait être confiée à des gens plus 'sérieux'

CHANGE :
Le change iranien est très favorable (été 2006) à l'Euro (dollars inutiles et moins avantageux) 1 Euro = 11000 rials iraniens

COUT de la VIE :
Un repas avec boissons et thé revient à 2.50 euros maximum par personne à condition d'éviter les restaurants indiqués par le Lonely. (constat de tous les touristes que nous avons rencontré) 60 litres de gasoil environ un euro et nous avons toujours bivouaqué.

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