ANECDOTES puis PHOTOS Insolites

IRAN

Les Taxis :
A Zanjan l'un d'eux s'est arrêté pour nous prendre,
j'ai bien précisé que je ne paierai pas plus de 8000 rials pour la course, il riait et sans marchander, il nous a pris.
On a discuté tout le long du parcours et au moment de payer, le chauffeur nous a avoué qu'il n'était pas taxi,
qu'il ne voulait pas qu'on le paye, mais juste il avait eu envie de nous remercier d'être venus dans son pays.

Dans d'autres villes, à deux reprises à la fin de la course,
les chauffeurs de taxi avec qui on avait discuté ont refusé qu'on les paye (en se fachant si on insistait)
parce qu'ils nous disaient avoir eu beaucoup de plaisir à discuter avec des étrangers.

Routiers :
Ils nous ont dépanné en gasoil quand les pompes n'avaient pas été approvisionnées, n'ont pas voulu qu'on les paye,
et sont allés m'acheter des bonbons.

Touristes français :
A Kerman on a rencontré un groupe français de personnes du troisième âge.
Ils nous ont raconté leur arrivée en Iran flippés, presque terrorisés à l'idée de se retrouver au milieu d'iraniens.
Leur guide (géniale) choquée de les voir dans un tel état les a fait confesser le pourquoi de tant d'angoisse :
leurs familles leur avaient dit qu'elles ne paieraient aucune caution pour les rappatrier en cas de problème avec les mollahs,
leur avait décrit dix mille dangers avec ces sauvages
et puis petit Bush devait bombarder et raser ce pays pendant qu'ils y seraient.
Une semaine qu'ils sillonnaient l'Iran et ils avouaient ne s'être que très rarement autant 'régalé' en voyage.

Hotel :
Dans une ville on a repéré un hotel avec un super parc fermé.
On leur a demandé si on pouvait s'y installer avec le camping car pour deux jours en leur payant quelque chose.
Réponse : 90.000 rials (environ 8 euros).
On a essayé de marchander, on leur a dit que jamais on n'avait payé plus de 3 euros, on s'est scandalisé et on est parti.
Au bout de cinq minutes qu'on roulait on a pris le fou rire en réalisant qu'on s'était mal habitué
en ne payant jamais depuis plus d'un mois pour bivouaquer et on est retourné à cet hotel.
On s'est instalé sous les arbres dans le parc, mais comme il faisait très chaud,
ils nous ont invité à les rejoindre dans l'hotel climatisé et pendant qu'on travaillait sur les ordis,
tout l'après midi ils nous ont offert thé, petits gateaux, nous ont choyé comme leurs meilleurs clients.
L'Iran pour nous cela restera pour toujours un accueil incroyable.

Escorte :
A la frontière Pakistan/Iran, on nous a donné une escorte pour rejoindre Zahedan à 90 km.
Comme rien n'était vraiment organisé (lire infos pratiques Iran)
et que tous les 'escortés' s'agaçaient, les militaires nous ont expliqué que s'ils nous laissaient partir seuls
les balouchistans nous couperaient la gorge.
Sachant que ce jour là on était une vingtaine de touristes à avoir tous traversé le désert du Balouchistan
certains en train, d'autres en bus, deux en stop, un à moto la veille ou les jours précédents,
à avoir partagé le thé avec ces 'sauvages' ça nous a tous mis un peu en colère.

Escorte Bis :
Arrivés à Zahedan, l'escorte militaire nous a tous laissé au poste de police d'entrée de ville où on nous a encore gardé
1 heure jusqu'à ce qu'un gradé arrive de la ville à moto. En nous voyant si nombreux, il a de suite trouvé la solution :
-'Zahedan is too dangerous for the tourists. Balouchistans !!!
Il a ouvert la porte de notre camping car et a voulu y faire monter la quinzaine de touristes
avec ordre que je les emmène jusqu'à Bam.
Quand on sait que c'est justement sur la route Zahedan/Bam (300km désertiques) que les seuls trois cyclistes touristes
ont été enlevés il y a quelques années ça rassure.
Bien sûr tout le monde a refusé, et on est partis en laissant le gradé regarder sa moto et les quinze touristes restant.

Ambassade de France Téhéran :
Ne délivre pas de lettre de recommandation pour obtenir le visa pakistanais
mais donne tous les conseils et informations pour obtenir ce même visa.
La même ambassade fournit sans problème la lettre de recommandation pour obtenir le visa indien.
Quand on voit tous les avis de recherche d'occidentaux disparus en Inde à tous les check points, quand on lit le Lonely ou le routard
et qu'on apprend tous les empoisonnements, meurtres, enlèvements d'occidentaux en Inde.
Dites moi ! qu'est ce qu'ils ont fait les pakistanais ? et pourquoi les indiens sont si parfais ?

PAKISTAN

Déroutant :
Au sortir de l'Iran, à l'arrivée dans le bureau des douanes pakistanaises, tandis que gérard s'occupait du carnet de passages en douanes, on m'a fait assoir dans un grand fauteuil sous le seul ventilateur, on m'a de suite porté de l'eau fraîche, proposé du thé ou même si je le voulais des sucreries, et un douanier m'a gentiment dit que dans son pays je pouvais enlever le foulard iranien.
Vraiment déroutant quand on sait que le Pakistan est le seul pays où j'ai vu des femmes en Burka,
la pire des tenues vestimentaires, la pire humiliation pour les femmes
et pourtant j'ai traversé le Pakistan en tee shirt et sans foulard, sans jamais une geste, une attitude, un mot désobligeant.


BALOUCHISTAN (désert du nord est Pakistan)

Balouchistan dangerous / Afganistan no problem :
A Quetta, en discutant avec un pakistanais avec qui nous avions sympathisé,
nous lui avons dit que le lendemain nous allions traverser le Balouchistan.
Cet homme c'est vivement inquiété pour nous.
Les derniers évènements, les manifestations faisant suite à l'assassinat du leader politique du Balouchistan, les nombreux morts,
il ne voulait pas qu'on prenne ce risque, mais nous avions le problème de notre visa pakistanais qui se terminait le surlendemain.
Alors cet homme à longuement réfléchi et nous a très sincèrement donné le meilleur des conseils :
- "vous allez passer par l'Afganistan. Je vais vous marquer l'itinéraire et là au moins vous serez en sécurité pour rejoindre l'Iran."
Je vous jure, il était sincère, mais franchement on a préféré traverser le Balouchistan.

Baroudeur :
A notre arrivée à Quetta en provenance d'Inde on a rencontré un 'grand voyageur', un 'baroudeur'
comme on les aime de temps en temps parce qu'ils nous font toujours rire.
Franchement on n'a pas été déçus.
Très volubile ce français en fourgon mercedes nous expliquait tout.
Il achetait le Lonely, le Routard tous les guides
et voyageait en évitant absolument tous les endroits indiqués comme ça il évitait les touristes et ne vivait que l'authentique.
N'empêche il était dans le seul hotel indiqué par les guides pouvant recevoir les camping cars à Quetta.

Et puis il était arrivé en escorte depuis Taftan du fait de la révolte des balouchistans, mais dès l'entrée de Quetta,
il nous disait très 'héros' avoir pris tous les risques pour fuir l'escorte et se rendre à l'hotel.

Le lendemain matin grève générale et manifestations dans Quetta et interdiction de circuler ou de quitter la ville.

A 10 heures notre 'baroudeur, mercenaire, héros' n'en pouvait plus et venait nous proposer de prévenir le consulat de Fance à Quetta pour signaler notre présence dans la ville et si nécessaire organiser notre évacuation.
On a eu beau lui dire que les ambassades et consulats français c'était pas exactement ce qu'il croyait,
il est parti téléphoner, à retéléphoné, a vérifié le numéro à rereretéléphoné et furieux et désespéré
nous a annoncé que non seulement il n'y avait pas de permanence au consulat pour sauver les français,
mais qu'en plus seul un répondeur diffusait uniquement en langue anglaise les informations sur le consulat.

Gérard l'a informé pour lui éviter tout autre désillusion, sur l'attitude des autorités françaises à l'étranger .....

On l'a aussi averti qu'à l'entrée de l'ambassade de France à Delhi, à l'endroit où on doit expliquer les raisons de notre visite,
de notre démarche personne ne parle français et si tu ne te débrouilles pas en anglais
eh ben tu restes 'couillon' devant la porte
(la première fois qu'il y est allé gérard a tenté l'expérience de ne parler que français pour voir.
Les trois indiens chargés de filtrer les visiteurs rigolaient entre eux en lui disant - English sir, english.).

Et puis pour pas qu'il nous fasse un malaise on a donné à notre Baroudeur le meilleur des conseils. Comme il ne parlait pas anglais, s'il avait un problème à Delhi, il pouvait aller à l'ambassade de Cote d'Ivoire de notre part. Là bas tout le monde parlait français et ils faisaenit tout pour rendre service (Lire No Visas) même aux français.

Désert Balouchistan : Gérard pitié ne te gare plus :
On avait décidé de prendre vraiment le temps. Gérard comme il le faisait pour les camions lourdement chargés,
s'est aussi arrêté et garé à l'approche des pick ups chargés de gasoil et d'essence de contrebande.
Des bombes, des centaines de litres dans des bidons en plastique et à fond sur la piste.
et j'ai hurlé : - 'Gérard pitié ne te gare plus pour eux '
parce que lorsqu'ils nous croisaient toutes dents dehors pour un grand sourire,
ils arrivaient à notre hauteur, sans ralentir, et lachaient le volant des deux mains pour nous faire des grands signes
tellement ils étaient contents.

Désert Balouchistan : moto en panne d'essence
En voyant Simoné, sa moto en panne d'essence, installé au check point à boire son cinquième ou peut être même
son dixième litre de thé avec les terribles Balouchistans et les militaires des check points,
et en voyant un des gardes sortir deux chaises pour nous installer confortablement à l'ombre,
j'ai vite glissé à gérard :- " On peut pas. Notre visa expire, on va être embêtés à la frontière."
Et pourtant Simoné en avait envie, et nous aussi. Ils voulaient nous garder pour le repas, pour la soirée, pour la nuit
et sûr que ça allait être une soirée exceptionnelle.
On est repartis en les laissant un peu tristes, ils ont dépanné Simoné,
et tous les trois quand on parle du Balouchistan, les yeux nous brillent.


LADAKH / Nord CACHEMIRE (régions du nord de l'Inde)

Nord Cachemire Impossible bivouac :
Toute une journée nous avons trouvé de nombreux bivouacs dans des coins extraordinaires,
mais chaque fois à peine installés, une jeep militaire arrivait, et le gradé nous annonçait : - 'Military Area, No camping !'
Alors on repartait déçus mais pas découragés, mais vers 17 heures on a commencé à s'inquiéter de la nuit qui allait arriver
sans qu'on est trouvé le bon endroit, et puis au niveau d'une grande caserne, la police militaire nous a arrêté.
Ils ont fait le tour du camion, ont regardé nos passeports, ont longuement discuté entre eux,
et celui qui parlait le mieux anglais est venu nous expliquer la complexité de la situation.
Ils avaient organisé de grandes manoeuvres pour la nuit, la route était fermée, et ils ne pouvaient pas arrêter les manoeuvres
pour nous laisser passer, et très ennuyés pour nous du désagrément qu'ils allaient provoquer,
ils nous obligeaient à passer la nuit dans la caserne, mais surtout il ne fallait pas s'inquiéter,
les mess nous servirait à manger, on pourrait se doucher et si on avait besoin de quoi que ce soit ....
On les a rassuré, on a accepté. et on a pris un grand fou rire des contradictions de cette journée.

Nicolas :
Après avoir passé le col de Taglang La (5328 mètres d'altitude) on venait de s'arrêter sur le parking du checkpoint de Pang
(environ 4600 mètres d'altitude) pour récupérer quand on a frappé à notre porte.
Gérard a ouvert.
- "Bonjour je m'appelle Nicolas. Je suis moitié Hollandais, moitié suisse. je suis avec mon copain, là, dans le fourgon mercedes.
Aux Check points on m'a dit qu'on se suivait. qu'on faisait la même route.
A part nous il y aurait aussi un couple d'espagnols avec un fourgon toyota."

La situation était cocasse. Nicolas (un gars qui a l'air vraiment chouet) était éxubérant tandis que son copain qui conduisait tenait encore le volant comme s'il était au bord d'un précipice, les yeux grands ouverts, sans un mot.
Après, Nicolas a expliqué.
Le mercedes n'avait plus assez de puissance pour monter les derniers kilomètres des 5328 mètres du col et contrairement à notre petit camion équipé boite courte, pont court, même leur première était trop longue. Alors ... Nicolas le fou rire, et son copain qui avait tout conduit encore sous le choc.
- "On a fini de monter le col en marche arrière. Elle est plus courte que la première."
Après ils nous ont quitté, pour s'avancer un peu, passer les deux autres cols.

Dans l'après midi, j'ai souffert de l'altitude. Impossible de parler, de manger, tout juste la force de respirer en restant assise,
alors Gérard a décidé de reprendre la piste pour ne pas prendre de risque.
On a fait 4km et on a vu le mercedes de Nicolas garé dans le lit d'une rivière à sec.
Il nous a rejoint pour nous dire qu'arrivés là son copain était enfin sorti de sa torpeur, et s'était arrêté net
sans vouloir faire un km de plus, puis il s'était profondément endormi.
Je me suis inquiétée qu'ils étaient garés dans le lit d'une rivière, qu'un lacher d'eau, ou une grosse pluie comme ça arrive soudain au Ladakh, mais Nicolas m'a rassuré.
- 'Franchement, après le passage du col en marche arrière, on risque plus rien !'

INDE

Ambassade de France Delhi :
De passage à l'ambassade pour un problème de visa, une des personnes qui a reçu gérard à longuement insisté.
Faites en sorte de rentrer le plus tôt possible et de passer l'Iran avant l'ultimatum du 30 aout
parce qu'après on sait pas ce que ça va devenir ce pays.
Vous risquez être pris dans les bombardements américains ....
On a 'passé' l'Iran après le 30 aout et on a encore partagé les plus beaux instants du voyage avec les iraniens.

Inde / Pakistan :
Ces deux pays ont été créés par les anglais il y a tout juste 50 ans avec la même population
en fonction uniquement des croyances religieuses.
Comment un même peuple après si peu d'années a donné des pakistanais aussi polis, aussi propres
et des indiens aussi sans gêne, sans aucun savoir vivre, sans éducation (lire Ma Couleur / Inde)
et se complaisant dans la saleté la plus incroyable.

GRECE

Camping sauvage :
On était stationnés à 10km des météores, loin du premier village et plus encore des monastères.
Des policiers ont fait le détour sur une petite route à 22 heures pour nous dire qu'il fallait rejoindre un camping.
Une discution 'chaleureuse' leur a fait avouer que les touristes se faisant de plus en plus rares, et les campings et 'rooms to let'
de plus en plus nombreux et toujours plus vides, certains commerçants font des rondes le soir
pour signaler les touristes 'égarés' et les leur signalent avec insistence.
Voilà pourquoi des policiers avaient fait 20 km A/R et franchement ça les ennuyait, mais ...

TURQUIE

Un dimanche à Zelve :
On s'est garés sur le parking des bus, on a fait connaissance avec un couple de belges qui finissaient le tour de Turquie en CCar
sans avoir rencontré aucun touriste i ndividuel et pratiquement aucun en groupe,
et puis on a été invités par des turcs à partager leur repas.
Ils étaient commerçants en capadocce, se retrouvaient là chaque dimanche,
et de savoir que Gérard était venu plusieurs fois en Turquie au début des années 70 ça les intérressait,

ils voulaient connaitre son avis. Ils étaient catastrophés de la situation, ils n'en pouvaient plus de ne voir que si peu de touristes, et en plus ils n'effectuaient que des passages très courts. A Avanos c'était terrible de voir tous ces grands hotels vides, d'en voir certains dont on avait carrément arrêté les travaux presqu'en fin de construction.
Qu'est ce qu'il fallait en penser, certains disaient que c'était l'effet coupe du monde, mais les autres se moquaient,
la coupe du monde c'était pas tous les ans et ça faisait quelques années que le tourisme s'effondrait.
Franchement c'était pas à gérard de répondre, il a simplement demandé aux plus anciens de se rappeler comment c'était autrefois
.
Avant il y avait cet accueil turc, un peu comme en Iran et maitenant le touriste c'est tout juste si on l'engueulait pas s'il achetait pas,
et sans cesse on le harcelait pour qu'il vienne voir la boutique, le restaurant, le bar,...........
Avant il n'y avait pas les motos et les scooters des commerçants garés dans les troglodites pour les protéger du soleil,
il n'y avait pas ces échoppes du plus mauvais gout au milieu des cheminées de fées
et ailleurs, toutes ces ordures sur les sites, toutes ces constructions, ces parkings et ces routes
carrément au milieu des plus beaux sites.
Et puis le change. La turkish lira très défavorable à l'euro qui fait que les européens payent aussi cher et parfois plus que dans leur pays pour des services de qualité bien moindre.
On a fini la soirée avec eux, mais on les sentait mal du constat qu'ils faisaient.
On était vraiment triste pour ce peuple que gérard m'avait décrit si accueillant.


Cote d'Ivoire

Ici on soigne tout .... ou presque


Grèce : Débarquement de Ferry


Iran : Escorte militaire pour rejoindre Zahedan. Nous suivons le pickup militaire et notre ami motard Simoné

Pakistan : Qui veut etre transporté??? location chameaux et charettes/ane

Balouchistan : Attention aux Passages d'Avions

Turquie : No Comment !



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